Hier, contre toute attente, la Chambre des représentants américains a voté contre le plan Paulson. Et la débâcle est plus large que prévue : 228 voix contre 205. Le secrétaire au Trésor, Henry Paulson, prévoyait de débloquer 700 milliards de dollars afin d’éponger les créances douteuses accumulées par les banques dans l’immobilier. Mais pour les représentants, démocrates ou républicains, pas question que les Américains payent les pots cassés, surtout pendant une période électorale.
Pourtant, les électeurs pourraient payer le prix plus tard si la crise financière s’étend. Et c’est bien ce qui semble se passer car l’annonce du rejet du plan Paulson à semer un vent panique. Wall Street a chuté de 6,71%, entraînant un peu plus tard les places asiatiques dans le tourbillon : - 5 % pour Tokyo et - 5,6 % pour Hong Kong.
George Bush se veut confiant. Il a annoncé qu’il continuerait de travaillait avec les membres du Congrès pour finir par faire adopter un plan de relance. Mais les choses vont encore traîner. En effet, le Congrès et fermé aujourd’hui et demain pour cause de Nouvel an juif. Et dans deux jours, le système financier pourrait déjà être au tapis.
Après le sauvetage public ce week-end de Fortis, la liste des victimes ne finit pas de s’allonger. La quatrième banque américaine, Wachovia, a dû être rachetée dans l’urgence par Citigroup, sous l’égide des pouvoirs publics américains. L’Allemagne, jusque là épargnée, semble également touchée. Dernière rumeur : Dexia serait au bord de la faillite. Il ne reste plus qu’à croiser les doigts et espérer.
Vincent Paes
Vous aimez écrire ? décrypter l'actualité économique ? et donner votre point de vue ?
Alors proposez vos articles à Economie et société.
Rendez-vous dans la rubrique "contact" en bas du blog pour envoyer vos propositions.