Alors que la Cours des Comptes met de nouveau en garde contre le déficit de la Sécurité sociale qui s’élève à 10 milliards d’euros, le gouvernement souhaite introduire dans le projet de financement de la Sécurité sociale pour 2008 le principe de la rémunération à la performance. Objectif : réduire le déficit. Mais les médecins s’indignent et remettent en cause son efficacité.
Si le principe est adopté, l'assurance-maladie pourra passer des contrats individuels avec des praticiens volontaires, en échange de contreparties financières liées à l'atteinte d'objectifs concernant la prescription ou le suivi de patients souffrant de maladies chroniques. Dans un rapport remis à la ministre de la Santé, l'Inspection générale des affaires sociales émet des réserves sur ce mode de rémunération. Selon ce document, que La Tribune s’est procuré, elle suggère de privilégier le concept à celle de
principe du Roselyne Bachelot, l'Igas recommande d'aborder avec prudence le lien entre rémunération des médecins et efficience des prescriptions.
Le gouvernement se défend en arguant qu’il ne s’agira pas de dicter aux médecins ce qu’ils auront à faire mais de les orienter. Par exemple, les médecins seront incités à prescrire des médicaments génériques, ou qui disposent d'un équivalent en générique. Autre question : quel doit être le bonus pour les médecins payés à la performance et comment doit-il être calculé ?
Vincent Paes
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