Le gouvernement souhaite mettre en place une prime transport. Si c’est le cas, les entreprises pourraient être obligées de rembourser 50 % des abonnements de transport en commun et de verser 200 euros par an aux salariés prenant leur voiture pour se rendre sur leur lieu de travail. Pour l’instant, il s’agirait de volontariat de la part des entreprises. Mais aucune annonce officielle n’a pas encore été faite.
Ces dernières commencent à prendre peur. La présidente du Medef, Laurence Parisot, est montée au créneau sur RTL : « Cette affaire n'est pas raisonnable et d'ailleurs, je crois que c'est une erreur de raisonnement de la part du gouvernement. Il faut bien comprendre qu'aujourd'hui les entreprises françaises ne peuvent pas supporter un centime d'euro de charges de plus ».
Le Medef a enregistré 50 000 dépôts de bilan d'entreprises au premier semestre en France, chiffre le plus élevé depuis dix ans. Pour prendre la défense des entreprises, elle n’a pas hésité à remettre en cause le gouvernement précisant que le prix de l'essence est composé à 65% de taxes. Elle a même parlé d’une « taxe sur la taxe ».
De son côté, François Fillon tente de riposter à ces critiques. « Le chèque transport existe, Mme Parisot ne peut pas être contre un dispositif qui existe et qu'elle n'avait pas dans le passé critiqué », a déclaré le Premier ministre lors de son voyage à Saint-Jean-de-Luz. « Ce dispositif ne fonctionne pas et j'essaie de faire en sorte qu'il fonctionne, un dispositif qui permet d'aider les salariés à se rendre sur leur lieu de travail » précise-t-il.
Vincent Paes
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