Les temps sont difficiles pour les syndicats catégoriels. Avec la nouvelle loi sur la représentativité, validée la semaine dernière par le Conseil constitutionnel, les syndicats professionnels, comme ceux des conducteurs de trains ou des pilotes, jouent leur survie. En effet, la loi redéfinit les critères de représentativité des syndicats.
Pour être représentative, une organisation devra désormais rassembler au moins 10 % des voix aux élections professionnelles dans les entreprises et 8 % dans les branches au niveau national. Mais le texte ne s'est pas penché sur le cas spécifique des organisations professionnelles, dites aussi catégorielles, dont beaucoup auront du mal à atteindre ces scores.
Pour survivre, une seule solution est possible : se rapprocher d’une autre centrale. La question est alors de savoir comment le rapprochement s’opérera. Les petites unités syndicales pourront elles garder leurs spécificités, leur nom et leur autonomie.
Sur le long terme les spécialistes prévoient qu’il ne restera que deux ou trois syndicats en France dont la CGT, la CFDT. Pour une loi censée améliorer la représentativité, le résultat semble paradoxal. Pour le gouvernement, cette tendance va de pair avec la modernisation du syndicalisme.
Vincent PAES
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