Après une baisse quasi ininterrompue enregistrée depuis le printemps 2005, le nombre des demandeurs d'emploi a encore progressé : +0,2 %, en juin, après 0,3% en mai. Fin juin, on comptabilisait 1 906 200 chômeurs. Autant dire, que, depuis janvier 2008, le chômage ne diminue plus, contrairement à ce qu’annonce le gouvernement. La tendance est surtout mauvaise pour les jeunes chômeurs dont le nombre n'a cessé de progresser depuis janvier. Et encore de 0,9 % en juin. Seul le chômage de longue durée baisse encore.
L’Insee, dans sa dernière note de conjoncture, table sur une stagnation du chômage sur
l’ensemble de l’année et à une création de seulement 199 000 emplois en 2008 contre plus de 380 000 en 2007. Avec 384 000 créations d'emplois,
l'année 2007 a été la plus fructueuse depuis l'an. Un chiffre surprenant quand on le compare à une croissance assez modeste : + 2,1 %.
Pour certains analystes cet alignement sur les standards européens peut être interprété comme un
signe encourageant d'un meilleur fonctionnement du marché du travail. Mais comment alors expliquer un tel ralentissement pour le premier trimestre 2008 ? Pour l'heure, ces chiffres devraient renforcer la détermination des partenaires sociaux à ne pas baisser trop vite les cotisations chômage comme le leur a demandé François
Fillon.
Vincent PAES
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