Mercredi 23 juillet 2008

Parfois, les mauvaises nouvelles s’accumulent. C’était le cas, la semaine dernière pour l’inflation. Aux Etats-Unis, l’inflation affichait sa plus forte hausse depuis 26 ans :  5% en glissement annuel en juin. De l’autre côté de l’Atlantique, la situation n’est guère meilleure : l’inflation de la zone euro était confirmée à 4% en glissement annuel, du jamais vu depuis 1999. Résultat, Ben Bernanke, a annoncé que, désormais, l’inflation serait l’objectif prioritaire de la Fed. Une véritable révolution.




Les raisons du phénomène sont connues : hausse du prix des matières premières et agricoles. L’énergie et l’alimentaire sont les secteurs les plus touchés. Ainsi, dans la zone euro, le prix des transports a augmenté de 7,1 % tandis que celui des produits alimentaires progressait de 6,4 % en glissement annuel en juin. Du coup, les consommateurs font la moue : leur niveau de confiance est à un plus-bas historique.

 

En Allemagne (3,3 %), la progression de l’inflation en inquiète plus d’un. Une telle accélération est inédite depuis quinze ans dans la plus grande économie européenne. En France, l’inflation a progressé de 3,6 % en juin sur un an, soit son plus haut niveau depuis près de dix-sept ans. A cause de l’inflation, les consommateurs des deux côtés de l’Atlantique ne pensent plus qu’à une chose : leur pouvoir d’achat. Avec un plein d’essence à près de 100 dollars aux Etats-Unis ou un litre de lait à plus d’un euro en Europe, le coût de la vie ne cesse d’augmenter.

 

            La hausse du prix des matières premières et agricoles étant avant tout un problème d’offre et de demande, il faudrait favoriser l’équilibre entre ces deux éléments. Mais plus facile à dire qu’à faire. En effet, une telle politique nécessiterait d’être globale. Pour limiter les spéculations financières, une régulation plus stricte devrait être mise en place. Enfin, les banques centrales peuvent augmenter leur taux directeur afin de freiner l’inflation mais elles risquent alors de pénaliser la croissance.

 

                                    Vincent PAES

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Commentaires

C'est pas prêt de s'arrêter maheureusement. Je pense qu'on ne peut rien faire. Tant que l'offre et la demande ne seront pas égalisés ça continuera...

Commentaire n° 1 posté par Mister Pro le 24/07/2008 à 16h21
Les banques centrales ont un rôle à jouer. Surtout la Fed, elle doit faire passer un message aux marchés financiers. Les paroles ne suffissent pas, il faut agir.

Diminuer la consommation de pétrole est un bon moyen pour faire diminuer la demande et donc les prix.
Commentaire n° 2 posté par julien le 25/07/2008 à 14h21

Il n'y a rien à faire, il faut attendre c'est tout. En attendant c'est les plus fragiles qui trinquent comme toujours. Et je parle pas de nous, je parles des pays pauvres qui grèvent la faim et nous on se plaint parcequ'on pourra pas acheter de kit kat et qu'on devra se contenter de chocolat sans marque.

Commentaire n° 3 posté par Harold le 27/07/2008 à 12h25

A vous de jouer...


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