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Jeudi 17 juillet 2008 4 17 /07 /2008 08:10




Mercredi matin, suite à un article des Echos évoquant la possibilité d’une augmentation de capital, l’action Natixis s’effondrait de près de 14%, passant sous la barre symbolique des cinq euros. Le titre avait été introduit en Bourse à 19,55 euros par action en décembre 2006. Autre mauvaise nouvelle pour le groupe, les nouvelles dépréciations dans les comptes du deuxième trimestre pourraient dépasser le milliard d’euros.

 

Depuis le début de l’année, la Banque fédérale des Banques Populaires (BFBP) et la Caisse Nationale des Baisses d'Epargne (CNCE), les deux principaux actionnaires de la quatrième banque cotée française, ont déjà accordé 2,5 milliards d'euros d'avances pour renforcer les fonds propres de Natixis.

 

L’après-midi, Natixis annonçait une augmentation de capital de 3,7 milliards d'euros afin de restaurer ses fonds propres entamés par la crise financière. Outre l'effet de la crise financière sur son activité, la banque est affectée par l'environnement concurrentiel de la banque de détail ainsi que par les effets de la réforme du Livret A et son exposition sur le marché des réhausseurs de crédits (monoliners).

 

Dans un communiqué, les deux principaux actionnaires ont précisé que l'augmentation de capital, dont les modalités précises doivent être définies, visait à restaurer « durablement et à un niveau élevé » la solvabilité de Natixis, lui permettant de respecter ses nouveaux ratios cibles. La BFBP et la CNCE ont précisé qu'ils veilleraient à ce que le prix de souscription de l'augmentation de capital « reflète les intérêts patrimoniaux de tous les actionnaires ».

 

Parallèlement au renforcement des fonds propres, les deux actionnaires de référence ont affirmé leur soutien à la direction de la banque pour restructurer ses activités, ce qui passe par une réduction de son exposition aux risques et de ses coûts. Le plan, dont les modalités seront détaillées lors des résultats semestriels, se traduira notamment par une réduction des activités de la banque de financement et d'investissement (BFI), par des cessions d'actifs non stratégiques et part une accélération du développement des activités rentables du groupe, notamment celle de la gestion d'actifs.

 

                                             Vincent PAES
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