Le président de la Réserve fédérale des Etats-Unis Ben Bernanke a déclaré, mardi, lors de la séance des questions-réponses devant la commission bancaire du Sénat, qu’il était moins préoccupé par la solvabilité des banques que par leur capacité à accorder du crédit. « Notre système bancaire est bien capitalisé. Notre préoccupation porte (...) sur la capacité des banques à développer le crédit dont notre économie a besoin pour continuer à croître », a-t-il précisé. Il a également ajouté que la priorité de la Fed était de restaurer la stabilité des marchés financiers qui demeurent, selon lui, dans une situation profonde de stress et d’instabilité.
Autant dire que les marchés n’ont pas dû apprécier la référence à de sérieux risques baissiers sur les perspectives de croissance et sur le secteur financier. D’autant plus que, pour de nombreux analystes financiers, ces déclarations sont le signe d’un retournement d’objectif de la Fed. Mais, dans le même temps, elles montrent que la Fed n’a pas de marges pour relever ses taux à court terme. Le statut quo risque donc de se prolonger.
Vincent PAES
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