Inflation, consommation, chômage, immobilier, production, croissance et exportations. Plutôt bien orientés il y a un an, tous les indicateurs économiques semblent passer au rouge à cause du ralentissement mondial et d’une poussée inflationniste sur les matières premières. Etat des lieux, indicateur par indicateur.
Une inflation multipliée par deux.
Alors qu’en 2007, l’inflation n’atteignait que 1,5%, elle devrait atteindre 3,2% en 2008 selon les dernières prévisions de
l’Insee.
Une consommation qui ne progresse plus.
Conséquence directe d'un pouvoir d'achat en stagnation, la consommation des ménages n'a augmenté que de 0,1% au premier trimestre. Sur un an, la progression devrait ainsi être ramenée de 2,5% en
2007 contre 1,3% en 2008. Pire encore, selon l’Insee, la consommation alimentaire devrait même baisser, sous l'effet de la hausse des prix.
Le chômage cesse de baisser.
En 2007, l'emploi avait été extrêmement dynamique avec 384.000 créations (même si l’on peut remettre en cause le mode de calcul). Au premier trimestre 2008, le chômage touchait 7,2% de la
population active, son plus bas niveau depuis 1980. Mais, depuis janvier, le nombre de demandeurs d'emploi tend à stagner, voire augmenter.
Le marché immobilier ralentit.
Sans parler encore de crise, les signes d'un retournement du marché immobilier se font de plus en plus nombreux. Les volumes de ventes et les prix sont orientés à la baisse dans la plupart des
régions, tandis que le stock de logements neufs a dépassé son pic de 1992, avec un délai d'écoulement qui atteint presque un an.
La production industrielle prend le relais de la consommation. La production manufacturière a résisté en début d'année, permettant de soutenir la croissance. Mais, mauvais signe, elle a finalement chuté de 2,5% en mai, retombant au même niveau qu'un an auparavant. Quant à l'investissement, il devrait suivre la même pente. L'Insee prévoit une augmentation de seulement 4,4% en 2008, contre 7,3% en 2007.
La croissance a nettement ralenti.
Après une croissance de 2,1 % l'an dernier, la hausse du PIB est en phase de ralentissement. Bercy a déjà abaissé cette fourchette en avril, entre 1,7 % et 2 %, afin de prendre en compte la
dégradation de la conjoncture internationale. L'Insee prévoit pour sa part une croissance de 1,6 % cette année, et ce malgré un bon premier trimestre (+ 0,5 %).
Les exportations résistent malgré l’euro fort.
Après une bonne surprise du côté du commerce extérieur, qui a contribué pour 0,3 point à la croissance au dernier trimestre 2007 et au premier trimestre 2008, le solde commercial se dégrade à
nouveau très rapidement. La dynamique des exportations, notamment, s'est enrayée.
Vincent PAES
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Trève de cynisme, ton article fout les jetons. Heureusement qu'aujourd'hui, à Paris, il faisait beau !
Finalement, vais peut-être attendre un peu pour acheter ? Que ça redevienne raisonnable... Ca c'est plutôt une bonne nouvelle !