Hier, le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé qu’il prévoyait une perte de l'ordre de 242 millions de dollars au titre de son exercice 2009 (s'achevant fin avril), soit un déficit en forte hausse par rapport à l’année dernière (-89 millions de dollars). Il faut néanmoins préciser que la perte anticipée n'intègre pas les recettes espérées de la vente d'une partie des réserves d'or de l'institution et du réinvestissement du produit de la cession.
Depuis sa création, après guerre, le FMI tire l'essentiel de ses ressources des prêts qu'il consent aux Etats en difficulté, mais la sévérité des conditions qu'il assortit à ses crédits, et l'accès plus facile qu'ont désormais les pays émergents au marché de la dette, l'ont rendu peu attractif. Résultat, ses recettes sont en baisse. Pour y remédier, le comité exécutif du FMI a décidé d'abaisser le coût des prêts non-concessionnels que l'institution octroie aux pays membres afin de devenir plus attractif.
L'objectif est de « couvrir les coûts d'intermédiation du FMI et d'augmenter ses réserves, plutôt que de financer toute la palette des activités du Fonds ». Ce mauvais résultat intervient après une restructuration de 500 employés sur 2 900. Reste à savoir si cela suffira. Le FMI risque sur le moyen terme de réduire à nouveau ses coûts s’il veut éviter la faillite. Repenser ses fonctions et ses objectifs deviennent également urgents pour sa survie.
Vincent PAES
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