Pour la première fois depuis 1993, le déficit de la branche vieillesse, de l'ordre de 5,6 milliards, est plus important que
celui de la branche maladie, évalué à 4,1 milliards pour 2008. Avec des dépenses de 302 milliards d’euros et des recettes d’environ 293 milliards, le déficit total de la sécurité sociale
atteindra près de 9 milliards d’euros. Face à ce constat, le ministre du Budget, Eric Woerth, a annoncé mercredi dernier que le gouvernement allait amplifier son « effort de
redressement » des comptes de la Sécurité sociale en 2009.
Pourtant, rien ne semble pouvoir arrêter la progression des dépenses de la branche vieillesse. En effet, les départs
anticipés, malgré les dispositifs mis en place, et les retraites des babyboomers plombent les comptes. Petit espoir, le Fonds de solidarité vieillesse (FSV), qui n’est pas comptabilisé dans le
solde du régime général devrait, lui, afficher un excédent de 1 milliard d'euros.
Néanmoins, l’accélération des départs anticipés à la retraites n’annoncent rien de bon. « Les prestation de retraite servies par la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) augmente depuis 2005 à un rythme moyen de 6% par an » écrit la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS) dans ses prévisions pour 2008. Le nombre de départ à la retraite atteindra, en 2008, le chiffre record de 770 000.
A ce rythme là, les réformes proposées pour réduire le déficit de la sécurité sociale ne seront pas d’un grand effet. Que faire donc de ces futurs retraités ? Diminuer les départs anticipés est bien sur la piste principale à suivre. Pour certains, la solution serait de changer le financement des retraites. Pour d’autres encore il faudrait diminuer le montant de retraite. Une chose est sûre, des solutions devront être apportées si on veut éviter la banque route.
Vincent PAES
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