Jeudi 3 avril 2008

        Dans un contexte économie tendu, les chiffres publiés par le Groupe des Fédérations industrielles (GFI) rassurent. En 2007, l’industrie française se porte bien. La meilleure performance depuis 2000. Néanmoins, Yvon Jacob, président du GFI, reste prudent pour 2008. 


           Selon le Groupe des Fédérations industrielles (GFI), l’industrie française a recollé à la moyenne européenne, rattrapant ainsi son retard par rapport à ses concurrents de la zone euro. Ainsi, le chiffre d’affaires de l’industrie française a augmenté de 4% et les exportations ont progressé de 5,3%. Mais le chiffre qui satisfait le plus Yvon Jacob, président du GFI, est celui du taux de marge. Et pour cause, en 2007, il a atteint 31% de la valeur ajoutée, soit deux points de plus qu'en 2006.

                                      Les grands chiffres de l’industrie française en 2007

 

Taux de croissance 2007(en pourcentage)

Chiffre d’affaires

4

Exportations

5,3

Valeur ajoutée

3,3

Production industrielle

2

Investissements

2

                                    Source : GFI

        Néanmoins, au moment d’aborder les prévisions pour 2008, Yvon Jacob était moins confiant. Il a insisté sur le fait que la crise financière entraînait un ralentissement de l’économie réelle. Et par conséquent, que les prévisions de croissance devaient être revues à la baisse. Le GFI table sur une croissance de 1,7% pour la France en 2008, après 1,9% en 2007, et anticipe une croissance de 1,6% pour l'ensemble de la zone euro.

        Le GFI compte sur les pays émergents pour tirer les activités et les exportations françaises. En effet, il estime que la croissance mondiale sera proche des 4%. Yvon Jacob a précisé que « la forte appréciation de l'euro par rapport au dollar et aux monnaies d'Asie qui lui sont liées pèsera sur nos prix et sur nos marges si nous voulons conserver nos parts de marché hors de la zone euro ». Pour faire face à ce désavantage, il a suggéré la mise en place d’un Conseil sur la compétitivité qui serait « chargé d’évaluer en permanence la compétitivité de notre pays et de ses entreprises afin d’en tirer les conséquences au plan des politiques à décider et à conduire ».

        En matière de politique économique, le président de le GFI s’est d’ailleurs dit satisfait, saluant « les nouvelles impulsions » données depuis neuf mois par le gouvernement. La réhabilitation de la valeur travail  est, selon lui, essentielle dans l’industrie, faisant remarquer que son secteur était le plus demandeur en heures supplémentaires.

                                                                                                                     Vincent PAES
     
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