Vendredi 22 février 2008

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           Cela fait déjà trois semaines que la Société Générale a révélé l’affaire Kiervel. Après avoir longtemps titubé, la deuxième banque française essaie de reprendre pied en ouvrant son capital. Pour l’instant, cette stratégie lui permet d’éviter une OPA hostile. Mais les grandes banques françaises et étrangères continuent de lui tourner autour, prêtes à bondir au premier faux pas.

 

            Après la perte record de 3,35 milliards d’euros au quatrième trimestre, le résultat annuel fait pâle figure. En 2007, la banque française n’a engrangé que 947 millions d’euros contre 5,2 milliards en 2006. Dans le même temps, BNP Paribas a annoncé un résultat record de 7,8 milliards d’euros. Pour son président, Baudouin Prot, ces performances historiques sont avant tout dues à « une culture de contrôle des risques ».


Les contrôles étaient insuffisants

            Voilà exactement ce qui a manqué à la Société Générale. Les trois administrateurs indépendants mandatés par la banque française et chargés d’ausculter les événements liés à la fraude ont rendu leur verdict mercredi dernier. Et pour eux, cela ne fait aucun doute : les contrôles étaient insuffisants, puisque menés « conformément aux procédures ». Autrement dit, ils «n’étaient pas prévus pour détecter de telles manœuvres » comme l'a déclaré Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, au magazine Paris Match.

 

            La publication des comptes 2007 a apporté, elle aussi, son lot de mauvaises nouvelles. La banque de gros et la gestion des actifs ont été sévèrement touchées, ce qui laisse envisager une année 2008 particulièrement difficile. La Société Générale doit impérativement repositionner son pôle de banque de financement et d’investissement afin que celui-ci retrouve rapidement le chemin de la croissance. Seule la banque de détail à l’international semble encore pouvoir jouer un rôle moteur.

 

            Mais les dirigeants de la banque ont déjà leurs yeux rivés sur autre chose. Ils focalisent désormais toute leur attention sur l’augmentation de capital de 5,5 milliards d’euros qui est entré en action hier. La Société Générale attend beaucoup de cette opération, qui prendra fin le 29 février, car elle lui permet, pour l'instant, d'échapper à une OPA. Ainsi, l’avenir de la banque est étroitement lié au succès de cette ouverture de capital. Affaire à suivre donc.

 

                                                                  Vincent PAES

 

Pour en savoir plus sur l'affaire Société Générale, d'autres articles sont disponibles :
La Société Générale voit rouge,
Que va devenir la Société Générale ?
et Le rapport Lagarde, un rapport pour rien.
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Commentaires

Dans un contexte aussi tendu, je pense que la Société Générale s'en tire plutôt pas mal. Sa stratégie d'ouverture de capitale est un bon moyen pout éviter une OPA. J'espère que cela va marcher.

A part cette boulette, la banque est très rentable. Il faut profiter que les cours soient bas pour acheter...
commentaire n° : 1 posté par : Anonyme le: 23/02/2008 17:23:57

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