
En une semaine, Christine Lagarde, la ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi, a rédigé un rapport de 11 pages sur
l’affaire de la Société Générale. Si l’intention est bonne, le contenu reste léger et le rapport évite d’aborder les questions cruciales de l’affaire. Il constitue néanmoins une bonne piste de
départ pour la constitution d’une réglementation bancaire plus stricte.
Après avoir lu ce rapport, rendu ce lundi matin au Premier ministre, François Fillon, on n’en sait pas plus sur le déroulement de la fraude de 4,9 milliards d’euros. En effet, la première partie descriptive relève plus d’un résumé de faits déjà connus que d’un réel travail d’investigation et de compréhension de l’affaire. Autant dire que le mystère demeure toujours. Ainsi, le rapport de Christine Lagarde décrit vaguement les faits sans pour autant arriver à des conclusions précises, se contentant d’un : « l'enquête diligentée par la Commission bancaire permettra d'établir les éventuelles insuffisances ». De plus, si le rapport conclut à des dysfonctionnements dans le contrôle interne de la Société Générale, ce que l’on pouvait déjà concevoir, il peine à les nommer. Il se contente de proposer des pistes afin de « renforcer le contrôle des opérations de marché »
Ainsi, la ministre des Finances souhaite renforcer et généraliser les dispositifs internes de contrôle afin d’éviter que ce genre d’incident ne se reproduise. Autre proposition : « impliquer pleinement la direction et l’encadrement des établissements dans le contrôle des risques » en créant « des comités composés en partie de personnalités indépendantes et dédiées à la surveillance des risques et du contrôle interne ». Le rapport suggère également d’augmenter de manière conséquente le montant maximal (5 millions d’euros actuellement) de la sanction pécuniaire. Si ces quelques propositions sont nécessaires, elles ne semblent néanmoins pas suffisantes pour améliorer la réglementation bancaire.
Vincent PAES
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- les pistes qu'il donne sont pertinentes
- et il étabit clairement les faiblesses de la Société générale.
C'et en cela qu'il fait avancer la réglementation bancaire, même s'il est vrai qu'il ne permet de lever les zones d'ombre de l'affaire.