Mardi 29 janvier 2008

World-economic-forum-Dvos.jpg
           Le 38ème World Economic Forum s’est déroulé dans un environnement économique marqué par crise boursière et bancaire. L’édition 2008 a été placée sous le signe de l’insécurité. Insécurité financière, alimentaire et énergique ont été au centre des débats des quelque 200 conférences organisées. Les fonds souverains sont apparus comme les nouveaux sauveurs d’une économie mondiale aux abois.

 

« Améliorer la situation économique de la planète », voilà la devise du forum de Davos. Autant dire que cette année l’élite mondiale du business a dû beaucoup travaillé tant l’économie mondiale semble fragile. Les dirigeants des principaux pays de G7, Gordon Brown et François Fillon en tête, ont ainsi pu discuter avec les responsables des grands pays émergents et les représentants du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM) afin de trouver une issue à l’éventuelle récession américaine. D’ailleurs, le grand absent de cette semaine aura été Henry Paulson, secrétaire américain au Trésor, qui a été retenu aux Etats-Unis pour élaborer et mettre en place le plan de relance proposé par le président Bush.

 

Les fonds souverains, les nouveaux maîtres de la finance internationale

 

Les véritables stars de cette édition 2008 sont les fonds souverains qui sont devenus les nouveaux prêteurs en dernier ressort de l’économie mondiale en injectant dans des banques à la déroute des milliards de dollars. Parmi les plus connus, on peut citer le fonds chinois, China Investment Corp., qui est entré dans le capital de Morgan Stanley et de Blackstone, le fonds de Syngapour, Temasek, qui a secouru Merrill Lynch et Adia, le fonds d’Abou Dhabi, qui est intervenu à hauteur de 7,5 milliards de dollars pour sauver Citigroup. Nul doute que les dirigeants de ces fonds auront été très courtisés durant le forum.

 

Cependant ces fonds suscitent aussi de la peur, y compris parmi les plus libéraux qui craignent que les fonds souverains finissent par contrôler les grandes banques de la finance mondiale. Arguments protectionniste et nationaliste refont surface. Mais ils ne semblent pas pouvoir s’opposer à la montée des grands pays émergents en qui réside peut-être l’avenir de l’économie mondiale.

 

                                                           Vincent PAES

ajouter un commentaire recommander commentaires (0)   
Retour à la page d'accueil

Commentaires

Aucun commentaire pour cet article

Publicité

A vous de jouer...


Vous aimez écrire ? décrypter l'actualité économique ? et donner votre point de vue ? 
Alors proposez vos articles à Economie et société
Rendez-vous dans la rubrique "contact" en bas du blog pour envoyer vos propositions.

Texte Libre

Vous voulez  être averti(e) lorsqu'un nouvel article est publié ? Inscrivez-vous à la newsletter.
 
 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus