Vendredi 25 janvier 2008

undefined
          Déjà approuvé par le Sénat, le projet de loi de Christine Lagarde sur la réforme du service public de l’emploi a été adopté, dans la nuit de mercredi à jeudi, par l’Assemblée nationale grâce aux voix de l’UMP et du Nouveau Centre (NC), la gauche ayant voté contre. Un amendement sénatorial a néanmoins été retiré à la demande de la gauche et du député UMP Jean- Frédéric Poisson. Il visait à considérer comme démissionnaires tous les salariés ayant quitté leur poste de travail sans l'accord de l'employeur et sans motif légitime.


           Le grand enjeu de cette réforme est la fusion de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) et de l’Union nationale interprofessionnelle pour l'emploi dans l'industrie et le commerce (Unedic) gérée par les organisations patronales (Medef, CGPME, UPA) et cinq syndicats (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC). Elles seront regroupées au sein d'un organisme unique, baptisé provisoirement « France Emploi », et dont le directeur général sera nommé par le gouvernement.

 

Le nouvel organisme devra assumer les cinq missions actuellement dévolues à l'ANPE et à l'Unedic : accueil, orientation, placement, indemnisation et accompagnement du demandeur d'emploi. Selon Mme Lagarde, Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi, ce nouveau « service public de l'emploi » permettra aux demandeurs d'emploi et aux entreprises cherchant à recruter de disposer « en tout point du territoire d'une plate-forme polyvalente assurant l'ensemble des prestations nécessaires au recrutement et au placement ».


           Mme Lagarde s'est donné comme objectif de réduire la durée moyenne du chômage de neuf à trois mois et d'augmenter le nombre de conseillers, qui suivront chacun 60 chômeurs, voire 30 pour les personnes les plus en difficultés, au lieu de 120 à 130 actuellement. Mais les trois principaux syndicats de l'ANPE (SNU, FO, CGT) craignent que cela se traduise par des "pressions sur les demandeurs d'emploi, pour qu'ils acceptent n'importe quel travail". 

           Le texte sera examiné en commission mixte paritaire (composée de députés et de sénateurs) afin de parvenir à un accord rapide des deux assemblées.

 

                                                                                  Vincent PAES

ajouter un commentaire recommander commentaires (3)   
Retour à la page d'accueil

Publicité

A vous de jouer...


Vous aimez écrire ? décrypter l'actualité économique ? et donner votre point de vue ? 
Alors proposez vos articles à Economie et société
Rendez-vous dans la rubrique "contact" en bas du blog pour envoyer vos propositions.

Texte Libre

Vous voulez  être averti(e) lorsqu'un nouvel article est publié ? Inscrivez-vous à la newsletter.
 
 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus