« En tant qu'actionnaire, l'Etat français est le garant du maintien en France de compétences industrielles. On interviendra
s'il y a lieu. On peut agir en tant qu'actionnaire et Etat. Ce n'est pas notre souhait que la direction d'EADS délocalise des activités hors zone euro pour des raisons conjoncturelles (…) La
localisation d'un site de production est une décision de long terme, indépendante des fluctuations de changes », dit-on au palais présidentiel.
Les pouvoirs publics français sont conscients des problèmes posés à EADS par la force de l’Euro mais estiment qu'une telle évolution ne peut, à elle seule,
justifier les projets de délocalisation du groupe européen d'aéronautique. L’Elysée soupçonne EADS d'utiliser l'évolution des changes comme un prétexte pour mettre en oeuvre une vaste
réorganisation industrielle.
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