Jeudi 13 décembre 2007
 

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          L’ancien directeur général du FMI, Michel Camdessus, a présenté, mercredi, son rapport sur la réforme du livret A. Il préconise, comme l’a imposé la Commission européenne, l’élargissement de sa distribution à l’ensemble des banques. Il a aussi fait des propositions sur le financement du logement social, l’une des missions d’intérêt général du livret A.


           La banalisation du livret A semble désormais toute proche. Le 10 mai dernier, la Commission européenne avait laissé  à la France jusqu’en février 2008 pour se mettre aux normes. Le gouvernement, longtemps opposé à cette obligation, semble aujourd’hui mettre de l’eau dans son vin. Mardi dernier, Nicolas Sarkozy, lors de son discours sur le logement a déclaré qu’il ne verrait «  pas d’inconvénient à ce que la distribution du livret A soit élargie à d’autres réseaux bancaires ». La proposition de réforme faite par Camdessus ne remet pas en cause l’exigence de Bruxelles.

 

            Selon le rapport, cette réforme est obligatoire car, d’ici 2012, le livret A ne suffira plus à financer le logement social. Or, le monopole de la Caisse d’épargne et de la Banque Postale était basé sur cet argument. Il faut donc diversifier les sources de revenu sans pour autant que les banques se servent du livret A pour attirer de nouveaux clients. Pour éviter cela, Camdessus propose de laisser entre un quart et un tiers des revenus collectés à la disposition des banques tandis que le reste serait mis à la disposition des logements sociaux.

 

Il espère ainsi pouvoir maintenir les revenus nécessaires au financement tout en réduisant le coût. Les banques se réjouissent de pouvoir distribuer le produit d’épargne préféré des Français car cela leur permettra d’attirer de nouveaux clients. Autre mesure phare de ce rapport, la création d’un établissement public pour gérer les encours du livret A et pour faire appel, si nécessaire, au marché obligataire.

 

Toutefois, Christine Lagarde a précisé que « la Caisse des dépôts continuerait à jouer un rôle central dans la collecte dédiée au logement social ». Cette annonce n’a pas suffi à rassurer les employés de la Caisse des dépôts qui se disent inquiets pour leur avenir. La Caisse d’épargne et la Banque Postale doivent trouver un moyen de compenser la perte d’un produit marque. Les syndicats craignent des licenciements.

 

                                                          Vincent PAES

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Commentaires

Je sais que c'est un peu égoiste mais du moment que ca change rien à mon livret A.

De toute façon, il fallait faire une réforme pour le financement des logements si ça ne sufissait plus.

commentaire n° : 1 posté par : Sophie le: 15/12/2007 17:35:59
François Fillon a annoncé, le 17 décembre, que la banalisation de la distribution du livret A sera effective au second semestre 2008.

"Cette réforme sera conduite dans le cadre de la loi de modernisation de l'économie qui sera présentée au Parlement par Christine Lagarde au 1er semestre 2008", a déclaré le Premier ministre après que Michel Camdessus, gouverneur honoraire de la Banque de France, lui eut remis son rapport sur la réforme de la distribution du livret A.

commentaire n° : 2 posté par : Vincent le: 17/12/2007 19:14:40
Selon La Lettre de l'Expansion, la banalisation de la distribution du Livret A pourrait entrainer la suppression de 4 000 emplois, soit 7 % des effectifs du réseau des Caisses d'Epargne, et la fermeture de près d'un millier d'agences.
commentaire n° : 3 posté par : Vincent le: 21/01/2008 16:44:33

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